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Publié par Sophie R.

L'aventure a en fait démarré l'an passé. Cela faisait un certain temps que l'idée tournait dans ma tête. Mon master était en poche et je n'en tirai aucun bénéfice, excepté la fierté d'avoir été jusqu'au bout, ce qui n'est pas si mal, me direz-vous... Mais professionnellement, cela ne m'apportait pas grand chose...

Je me suis donc mise à chercher comment je pourrai faire évoluer mon parcours professionnel et, tout de suite, l'idée de préparer ce concours m'est venue à l'esprit. Mais je ne parvenais pas à passer à l'acte... Toujours cette peur de ne pas être à la hauteur qui me fait chausser des souliers de plomb (vous verrez c'est une constante chez moi)... Donc j'ai exploré d'autres pistes qui n'ont pas fonctionné, vu que je n'étais pas convaincue... Et, en arrière-plan, revenait toujours cette idée, ce poste que je convoitais...

Et pourquoi donc ? Qu'est-ce qui pouvait donc me tenter ? Certainement pas la charge de travail quoique... Je ne me suis jamais reposée sur mes lauriers, menant de front travail à temps plein, vie de famille et formation universitaire en parallèle, voire même formation éducation nationale et universitaire conjointement... Je crois que l'on peut dire que j'aime être occupée !

Je pourrai presque dire qu'il s'agit d'un enchaînement logique même si la linéarité du cheminement n'apparaît pas comme évidente.

Le désir d'être enseignante remonte à mon enfance... puis les cours de philosophie en terminale m'ont amené à découvrir un nouveau champ : la psychologie. Le bac en poche, j'avais ces deux idées en tête : l'enseignement et la psychologie. Pour être enseignante, il fallait passer un concours que je n'ai pas passé car je ne me sentais pas à la hauteur (il semblerait que le problème soit récurrent !). Pour la psychologie, c'était exclu compte-tenu de la culture familiale et des moyens financiers. Je me suis donc lancé bravement dans un DUT analyses biologiques et biochimiques avec l'idée de découvrir par ce biais une des manières de fonctionner des êtres humains. Bon, le raisonnement est un peu tordu mais je suis devenue laborantine... Si les études ont présenté un intérêt, il n'en fut pas de même pour le travail. J'ai tout de suite détesté rester vissée sur une chaise à présenter des tubes de sang à une machine vampire dont le chronomètre imposaient le tempo de ses ponctions...

Cette année-là, l'éducation nationale n'avait pas recruté assez de candidats et organisait un concours complémentaire FSIS-DEUG (niveau bac +2). Et j'ai décidé de le passer, les mains dans les poches... De toute façon, je ne l'aurai pas, vous vous souvenez ? Je ne suis pas à la hauteur. Je ne suis même pas allée voir les résultats, persuadée que j'étais que je ne serai pas admissible... Je suis allée à l'oral toujours dans la même dynamique et j'ai été reçue... J'avais réalisé l'un de mes rêves, celui de devenir institutrice. Les années ont passé, changement de niveaux, de milieux géographique et socio-économique. Bref, j'ai exploré les différentes facettes du métier. C'est alors que l'envie de changer de posture a commencé à me travailler et que je suis devenue directrice. Et c'est là aussi que le deuxième champ que je n'avais pas exploré, la psychologie, s'est imposé à moi. J'ai donc suivi le parcours universitaire de psychologie par correspondance en repartant du DEUG 1ère année... (toujours en étant persuadée que je n'y arriverai vu que je n'étais pas à la hauteur). Et, malgré ces croyances, j'ai obtenu le DEUG.

Les élèves en difficulté ayant toujours été l'objet de mon intérêt (mon objectif était : zéro élève à la traîne), l'idée de devenir enseignante spécialisée s'est imposée à moi avec l'objectif de poursuivre les études de psychologie. J'ai donc préparé CAPSAAIS (diplôme pour devenir enseignante spécialisée) et licence de front et obtenu les deux. Quand je vous disais que je n'étais pas à la hauteur... Puis j'ai poursuivi en master 1 que j'ai quand même étalé sur 3 ans et je me suis présentée la dernière année de master 1 au DEPS (diplôme de psychologue scolaire). J'ai obtenu les deux aussi et poursuivi jusqu'à l'obtention du master 2. Tout cela m'a pris neuf ans malgré tout...

Donc, pour en revenir à mes moutons ou plutôt à mes motivations, qu'est-ce qui m'attirait dans cette nouvelle posture ? Spontanément, sans réfléchir, c'est l'idée d'impulser des projets qui me vient en tête, être un facilitateur de projets qui ont pour objectif de mener TOUS les élèves à progresser, sans en laisser au bord du chemin afin qu'il puisse se choisir une orientation... L'autre idée qui me vient également en tête est celle de la communication, être un interface entre différents partenaires et permettre à la communication de circuler de sorte que l'établissement fonctionne de la manière la plus sereine possible.

Bon, les idées spontanées c'est bien, mais il va falloir encore creuser. Il s'agit là d'un déblayage sommaire... Est-ce que je me sens à la hauteur de la tâche ? Je dirai que c'est fluctuant en fonction des moments mais je retiens le fait qu'il y a des moments où je le sens et ça me porte...

A plus tard...

Anamnèse